La taxonomie canadienne : explorer la biodiversité, créer des possibilités

La diversité de la vie sur Terre est un patrimoine naturel irremplaçable. Nonobstant, elle se perd, tant au Canada qu’ailleurs au monde, à un taux sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Cela entraîne des conséquences majeures pour la biosphère, l’économie et le bien-être humain. La taxonomie est la science qui découvre, différencie, classifie et documente les êtres vivants. Elle est donc, à ce titre, le fondement de la recherche en biodiversité et est essentielle à la compréhension du monde qui nous entoure. Le Canada peut être fier de ses contributions passées – de calibre mondial – à la recherche taxonomique. Mais aujourd’hui, le système canadien présente d’importantes lacunes.

Le ministre du Patrimoine canadien, au nom du Musée canadien de la nature, a demandé au Conseil des académies canadiennes de mettre sur pied un comité d’experts chargé de mener à bien une évaluation indépendante de l’état et des tendances des sciences de la biodiversité au Canada. Le mandat portait plus particulièrement sur la taxonomie.

  

 Thomas E. Lovejoy en vidéoconférence au Musée canadien de la nature (à gauche) en compagnie de  la présidente du Conseil des académies canadiennes, Elizabeth Dowdeswell, qui tient le rapport (à droite), le 18 novembre 2010.

Comprendre l’état et les tendances de la taxonomie canadienne

Le comité d’experts sur les sciences de la biodiversité a réalisé un rapport fondé sur les données probautes intitulé La taxonomie canadienne : explorer la biodiversité, créer des possibilités, qui explore l’état de la taxonomie canadienne dans trois domaines clés : l’expertise taxonomique, l’état des collections et la capacité du Canada en matière de partage des données. Après avoir passé en revue les données liées à chacun de ces domaines, le comité d’experts a conclu que le Canada n’est pas encore outillé pour pleinement comprendre les défis que présentent ses ressources en biodiversité.

Expertise taxonomique :
Au Canada, il y a encore des chercheurs de calibre mondial ainsi qu’un intérêt marqué pour la taxonomie parmi les étudiants. Or, les étudiants sont formés dans un nombre de plus en plus restreint de laboratoires, ce qui réduit l’étendue de l’expertise taxonomique. Les ouvertures de postes en taxonomie se font de plus en plus rares et les fonds de recherche stagnent. Les contributions internationales du Canada aux nouvelles descriptions d’espèces ont passé du 6e rang, dans les années 1980, au 14e rang dans les années 2000.

Les collections de biodiversité :
Les collections canadiennes comptent plus 50 millions de spécimens dont la valeur est évaluée, au bas mot, à plus de 250 millions de dollars. Les conditions d’entreposage des spécimens varient considérablement. Plusieurs collections sont entreposées dans des installations vieillissantes qu’il serait difficile d’agrandir. Les collections sont gérées en vertu de différentes structures organisationnelles. En outre, il n’existe pas de stratégie ou de normes nationales régissant les collections.

Partage des données :
Bien que le Canada dispose d’impressionnantes collections de spécimens et d’une infrastructure numérique robuste, la plupart des renseignements sont enfermés dans des placards plutôt que d’être accessibles en ligne. Le Canada fait piètre figure à l’échelle mondiale sur le plan de la numérisation et du partage des bases de données en ligne. De plus, environ 80 % des informations en ligne portant sur la biodiversité proviennent de sources situées à l’extérieur du Canada.

Voilà quelques-unes des nombreuses constatations tirées du rapport du comité d’experts sur la taxonomie canadienne.

Le rapport a été lancé le 18 novembre 2010 au Symposium de la biodiversité arctique au Musée canadien de la nature. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Question de l’évaluation

Quelles sont l’état et les tendances de la biodiversité au Canada : sommes-nous outillés pour comprendre les défis que présentent nos ressources en biodiversité?

Sous-questions:

1. Les techniques moléculaires supplantent-elles réellement la taxonomie traditionnelle, ou permettent-elles de mieux concentrer les efforts?

2. Que faut-il pour compléter la taxonomie traditionnelle?

3. À la lumière de ce qu’exige le domaine de la recherche en biodiversité, que doit faire le Canada?

4. Quelles sont les lacunes entre ce que le Canada doit faire et ses capacités actuelles?

 

Rapports et publications connexes

La taxonomie canadienne : explorer la biodiversité, créer des possibilités (version intégrale)

Points saillants du rapport (version abrégée)

Appendices

Avis aux médias

Communiqué

Fiche d’information médias

Membres du comité d’experts

Le comité d’experts sur les sciences de la biodiversité s’est réuni pour la première fois en novembre 2009. Il est présidé par Thomas E. Lovejoy, Ph.D., titulaire de la chaire de recherche en biodiversité du Heinz Center for Science, Economics and the Environment, à Washington, D.C. La page Le comité d’experts sur les sciences de la biodiversité donne la liste des membres du comité.

Pour plus de renseignements, ou pour les médias sociaux, veuillez communiquer avec :

Samantha Rae Ayoub, directrice des communications et des publications, au 613 567-5000 poste 256 ou samantha.rae@scienceadvice.ca

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