À la rencontre d’un membre : Timothy Caulfield, MSRC, MACSS

Au cours de la dernière décennie, Timothy Caulfield a consacré une partie substantielle de ses travaux de recherche aux questions sociales associées aux percées scientifiques et technologiques, dont la recherche sur les cellules souches et la recherche génétique. Il est également fasciné par la manière dont la science est représentée et perçue par le grand public. Dans sa plus récente publication, The Cure for Everything! (Le remède pour tout!), il explore les façons par lesquelles les groupes d’intérêts dénaturent notre rapport avec la nourriture et la forme physique, éclipsant les résultats scientifiques valables sur cette question.

« Le public tire une bonne partie de ses informations scientifiques de la culture populaire; et la recherche nous apprend que cette culture populaire sert de fondement non seulement aux perceptions du public, mais également à l’élaboration des politiques, » affirme M. Caulfield, un inconditionnel avoué de la mise en forme, titulaire d'une chaire de recherche du Canada de niveau 1 en droit et en politique de la santé et professeur à la Faculté de droit et à l’École de santé publique de l’Université de l’Alberta. M. Caulfield a également été membre du comité d’experts du CAC sur les tests intégrés pour les pesticides.

L’intérêt qu’il porte au droit de la santé tient à la nature multidisciplinaire du domaine. « J’adore intégrer les données et les perspectives provenant d’un large éventail de disciplines, » dit-il. « De plus, ce domaine semble toujours se trouver au premier plan des questions sociales d’actualité. »

En 2008, son intérêt particulier pour les représentations de la science dans la culture populaire l’on conduit à entreprendre un projet avec son frère Sean, intitulé Imagining Science (Imaginer la science), dans le cadre duquel ils ont exploré les incidences de certaines percées et controverses du monde de la génétique, des biotechnologies et de l’ergonomie.

Présentée à la Galerie d’art de l’Alberta, cette exposition était bâtie sur une série de conversations et de collaborations entre artistes, chercheurs, bioéthiciens, juristes et philosophes. Un ouvrage portant le même nom, Imagining Science: Art, Science and Social Change, rédigé par les deux frères, a été publié dans le cadre de l’exposition. Il présentait des images et des essais du projet.   

Le projet explorait plusieurs enjeux et questions juridiques, éthiques et sociales complexes associés aux percées effectuées dans des domaines comme les tests génétiques, la recherche sur les cellules souches et le clonage. Il mettait également en relief les liens particuliers qui existent entre l’art et la science. M. Caulfield estime qu’il est avantageux de réunir ces deux domaines souvent incompatibles.

« L’art et la science se complètent sans contredit. L’art peut être le reflet du sentiment public. Il peut également constituer un moyen permettant d’explorer les défis associés à la science. La science peut offrir à l’art un sujet, des images saisissantes et une nouvelle façon de concevoir le monde, » signale M. Caulfield.

En 2011, les frères Caulfield ont uni leurs forces de nouveau pour réaliser un autre projet semblable intitulé Perceptions of Promise: Biotechnology, Society and Art (À la lueur des promesses : biotechnologie, société et art). Cette exposition multimédia, présentée au Musée Glenbow à Calgary, avait pour but de susciter une discussion publique sur la question controversée de la recherche sur les cellules souches. L’exposition incluait entre autres une sculpture faite à partie d’images numérisées d’embryons humains, une tente composée d’illustrations de cellules humaines et des dessins des chromosomes d’un des artistes.

En ce moment, le professeur Caulfield a plusieurs projets en cours qui explorent les façons dont la culture populaire, y compris les médias d’information, représente un éventail de questions scientifiques.

M. Caulfield a publié plus de 200 articles et chapitres de livres et a reçu de nombreux prix pour ses travaux universitaires. Il est membre de la Société royale du Canada, membre de l’Académie canadienne des sciences de la santé et chercheur principal en santé pour l’Alberta Heritage Foundation for Medical Research (la fondation du patrimoine de l’Alberta pour la recherche médicale). Il a obtenu un baccalauréat ès sciences et un baccalauréat en droit à l’Université de l’Alberta ainsi qu’une maîtrise en droit à l’Université Dalhousie. Il a été directeur de la recherche de l’Institut du droit de la santé de l’Université de l’Alberta de 1993 à 2011, et dirige actuellement le nouveau Groupe sur le droit de la santé et sur les politiques scientifiques de la Faculté de droit (HeaLS).

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